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Les Contes de la crypte 2-04 : Jusqu’à ce que la mort… – Chris Walas

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Les Contes de la crypte. Saison 2, épisode 04.
‘Till Death. 1990.
Origine : Etats-Unis
Réalisation : Chris Walas
Avec : D.W. Moffat, Pamela Gien, Janet Hubert, Aubrey Morris…

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Logan Andrews est un arnaqueur mondain qui projette de construire un somptueux établissement -l’hôtel Calypso- pour asseoir sa position au sein de la haute société locale. Comble de la déveine, les terres envisagées s’avèrent marécageuses et nécessiteraient donc bien plus d’argent qu’il n’en possède pour mener le projet à son terme. Ne cédant pas au défaitisme, il décide de solliciter la riche Margaret Richardson, fraîchement débarquée de Londres, pour financer le chantier. Mais la demoiselle ne cède ni à son charme, ni à ses arguments. Alors Logan décide d’user d’un philtre d’amour pour qu’elle ne puisse plus rien lui refuser.

Passé derrière la caméra à l’occasion de La Mouche 2 de sinistre mémoire, Chris Walas profite de l’éclectisme qui prodigue au choix des réalisateurs sur Les Contes de la crypte afin d’étoffer son C.V. Épisode exotique à tout point de vue -l’histoire se déroule sur une île des Caraïbes en 1948 (et non pas en 1878 comme de facétieux sous-titres aimeraient nous le faire croire)- Jusqu’à ce que la mort… inverse une tendance que d’aucuns auraient pu trouver un peu trop marquée en ce début de deuxième saison, montrer les femmes sous leur jour le plus vénal. Ici, les personnages féminins sont soit des femmes dupées (miss Richardson), soit des maîtresses éconduites (Psyche), toutes victimes des manigances d’un seul homme, l’intrigant Logan Andrews. Ce dernier est prêt à tout pour s’élever au sein de la haute société. C’est un arriviste de première, dénué de tout scrupule et qui séduit les femmes riches tel un Don Juan insulaire pour mieux leur subtiliser leurs richesses avec l’élégance prétentieuse des hommes sûrs de leur fait. En somme, voilà le personnage idéal pour mettre en branle la petite mécanique punitive si chère à la série. Pour se faire, Chris Walas a le bon goût de délaisser le sérieux qui émaillait son précédent film au profit d’un humour noir de circonstance à forte teneur en burlesque.
Car c’est bien cette tonalité qui donne tout son sel à un épisode dont le principal rebondissement devient évident dès les recommandations de Psyche quant au bon usage de sa potion (« Avec une goutte, elle deviendra ta femme ; avec deux, elle le sera à jamais. »). Logan Andrews n’est pas du genre à écouter les recommandations de quiconque, et encore moins de la part d’une autochtone, et ex maîtresse de surcroît. Ce qu’il considère comme une force s’avère bien évidemment une faiblesse, la faiblesse des gens imbus d’eux-mêmes. Incapable de reconnaître ses torts, il n’est dès lors bon qu’à pleurer sur son sort, et assister incrédule à la résurrection de Miss Richardson. Compte tenu de la localisation de l’intrigue, le récit repose bien évidemment sur le folklore vaudou, comme en atteste la séquence d’ouverture. Toutefois, Chris Walas en fait usage de manière totalement décomplexée. Figure d’ordinaire tragique, le zombie devient ici l’outil d’une vengeance, et accessoirement le vecteur de quelques gags lors d’une fin d’épisode qui se mue en cauchemar éveillé pour ce pauvre Logan. Mais au fond, avons nous bien affaire à un zombie ? Le doute est permis tant la Miss Richardson revenue d’entre les morts se démarque par sa bonne humeur, des attentions très marquées pour son Logan chéri, mais aussi par une fâcheuse tendance à se déliter à mesure que le temps passe. Il y a donc également une part non négligeable de mort-vivant chez elle, dont l’appétit vorace aurait laissé place à une soif inextinguible d’amour.

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Jusqu’à ce que la mort… est donc un épisode qui tourne rapidement à la farce. Une farce enlevée qui n’hésite pas à railler au passage cette condescendance toute colonialiste de ces sujets de sa majesté envers un peuple dont il ne maîtrise pas, loin de là, toutes les subtilités culturelles.

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