Cinéma Fantastique Série TV

Histoires fantastiques 1-02 : La Météorite – Matthew Robbins

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Amazing Stories. Saison 1, épisode 02
The Main attraction. 1985.
Origine : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Matthew Robbins
Avec : John Scott Clough, Lisa Jane Persky, Richard Bull, Barbara Sharma…

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Sportif accompli et doué dans toutes les disciplines, Brad Bender est l’élève le plus populaire de son école. C’est donc sans surprise qu’il brigue le titre de roi du lycée. Ce titre honorifique lui est d’ailleurs promis d’avance, quand bien même le directeur de l’établissement se soit fendu de nouvelles règles pour son attribution. Tout lui sourit. Et même lorsqu’une météorite vient s’écraser dans sa chambre, le bougre s’en sort indemne. Quoiqu’à y regarder de plus près, il semblerait qu’il exerce désormais une forte attraction sur tout objet composé de métal. Le jour de son sacre ne s’annonce pas de tout repos…

Bien que d’une durée relativement courte (la majorité des épisodes font une vingtaine de minutes), cet épisode se scinde en deux parties autour du point central que constitue la chute de la météorite. La première nous dépeint le personnage principal dans toute la vanité de son quotidien. Brad Bender ne connaît pas l’humilité, encore moins la retenue. Conscient de sa popularité, il l’entretient à loisir en distribuant à ses pairs les journaux qui relatent ses exploits sportifs. Pour obtenir son Graal, le titre de roi du lycée, il soudoie les filles en leur promettant ce qu’il estime être le meilleur des présents : un rencard avec lui. Rien ni personne ne se refuse à lui. Un mot sortant de sa bouche, une œillade appuyée, un sourire enjôleur, et c’est dans la poche ! La météorite du titre sert bien évidemment d’élément perturbateur, de gros grain de sable qui va modifier son quotidien. Cependant, malgré un postulat similaire –la chute d’une météorite–, cet épisode n’épouse en aucun cas les ressorts sarcastiques et horribles du sketch « La Mort solitaire de Jordy Terrill » issu de Creepshow. Spielberg oblige (il est à l’origine de l’histoire), La Météorite ne se veut en aucune façon méchant et abominable. Ici, l’élément fantastique se dote d’une dimension plus allégorique et humoristique.
En sa qualité de sportif émérite, Brad Bender suscite déjà une forte attraction parmi ses pairs, que son contact avec la météorite va contribuer à accroître davantage. L’aimant à filles au sens littéral se transforme alors en aimant au sens physique du terme, avec tout ce que cela présuppose comme désagréments. Bender, l’athlète beau gosse à qui tout réussi est soudain amené à vivre un véritable calvaire, assez semblable à ce que vivra deux ans plus tard Bruce Campbell dans Evil Dead 2. Mon analogie anachronique n’est pas fortuite. Il est saisissant de voir à quel point John Scott Clough évoque par ses mimiques le Bruce Campbell de Evil dead 2 et L’Armée des ténèbres. Ils ont un abattage identique qui les rend dignes de personnages de cartoons. En outre, leur personnage respectif possède cette même suffisance, ce même amour de soi qui ajoute au grotesque de la situation. Ils sont tout simplement odieux et de là découle ce plaisir jubilatoire de les voir en prendre plein la figure pour pas un rond. Pour Brad, cela se traduit par un véritable parcours du combattant dans les couloirs de son lycée où la présence d’interminables rangées de casiers métalliques rend le moindre de ses mouvements particulièrement ardus. Irrésistiblement attiré par les casiers, Brad s’apparente à une mouche prise au piège d’une toile d’araignée. Pour bien rendre compte du calvaire de Brad, Matthew Robbins n’hésite pas à étirer les séquences au maximum. On ne perd rien de ses colossaux efforts pour se dépêtrer du champ magnétique, le réalisateur jouant à la fois sur la pénibilité de la situation et son côté répétitif. A ce propos, il faut souligner la qualité des effets spéciaux qui en dépit de leur simplicité s’avère très efficaces. Il est vrai aussi qu’ils reposent énormément sur le jeu de John Scott Clough et que celui-ci est en tout point remarquable, souvent proche du mime. Quant à ses déboires, s’ils relèvent clairement de la punition pour un comportement un peu trop hautain et détestable, le récit évite de sombrer dans un discours moralisateur. Matthew Robbins (Le Dragon du lac de feu) réalise là un épisode de qualité, enjoué et très divertissant. De quoi redonner espoir en une série qui avait mal débuté.

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