Action Cinéma

S.W.A.T. unité d’élite – Clark Johnson

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S.W.A.T.. 2003.
Origine : Etats-Unis
Genre : Policier / Action soporifique
Réalisation : Clark Johnson
Avec : Samuel L. Jackson, Colin Farrell, Olivier Martinez, Michelle Rodriguez…

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Alex Montel, un redoutable trafiquant de drogue tout juste capturé, promet cent millions de dollars à celui qui le libérera par n’importe quel moyen. Dès lors, truands et policiers succombent à l’appât du gain et vont déclencher une vague de violence dans la ville pour tenter de libérer Alex.
Au même moment Dan Harrelson, vétéran du S.W.A.T. revient pour former une nouvelle équipe. Celle-ci comporte l’unique femme des S.W.A.T., Chris Sanchez, ainsi que Jim Street qui avait été mis à pied pour une bavure de son coéquipier. Cette nouvelle équipe est chargée d’escorter Alex jusqu’à une prison de haute sécurité.
Tout dans ce film parait insipide, déjà vu et peu trépidant… L’histoire est un amas de clichés vus milles fois, le scénariste se contente de prendre un peu des 12 Salopards pour l’entraînement de l’unité, et un peu de L’Epreuve de force pour l’escorte d’un prisonnier recherché par tout le monde.

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Au vu des deux titres que je cite, le spectateur est en droit de se dire « au diable l’originalité, on aura au moins de l’action ». Et bien sa déception sera grande car S.W.A.T. est un film mou et chiant. Quel intérêt y a-t-il à voir un Samuel L. Jackson fatigué entraîner son équipe pendant une bonne heure de métrage ? On voit un long passage dans lequel il recrute ses hommes, puis les entraîne à tirer, à sauter, ils vont boire un verre, puis ils apprennent à entrer dans une maison, à neutraliser des preneurs d’otages… bref rien de bien palpitant . Si encore ces séquences avaient pu servir à montrer une quelconque progression, mais non, l’équipe réussit tout et est tellement douée qu’on se demande même pourquoi elle s’entraîne… Ce long passage permet juste au réalisateur de montrer qu’il peut mettre pleins de jolis filtres devant sa caméra, de rajouter une bande son tonitruante à la mode et d’étaler tout son savoir faire en matière de frime visuelle…
Après ce long passage, l’action commence enfin. Si on peu parler d’action, car en lieu et place de la guérilla urbaine ultra-violente que nous laissait espérer le résumé, c’est une banale course poursuite pas très amusante qui nous est servie… Ajoutons à cela des invraisemblances monstrueuses qui feraient passer le bus de L’Epreuve de force pour quelque chose de tout à fait sérieux, ainsi qu’un casting particulièrement mauvais. La palme revient à Colin Farrell, qui avec son rôle de beau gosse super malin, nous prouve encore une fois quel piètre acteur il est… Enfin les scènes d’actions sont illisibles et chorégraphiées n’importe comment, mention spéciale au « combat final » nocturne, qui n’est plus qu’une bouillie visuelle incompréhensible et gerbante.

Bref, S.W.A.T. est une purge innommable assez pathétique et d’une médiocrité malheureusement courante. Il est impossible de regarder ça au second degré et de se marrer, et finalement le constat est bien triste : Hollywood ne sait plus produire que ces clones de films d’action formatés et insipides…

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