Cinéma Horreur

Ecorché vif – Gabe Bartalos

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Skinned Deep. 2004.
Origine : Etats-Unis
Genre : Horreur à prendre au 36ème degré
Réalisation : Gabriel Bartalos
Avec : Forrest J. Ackerman, Eric Bennett, Karoline Brandt, Bill Butts…

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Une famille tout ce qu’il y a de plus banal fait route à travers une région désertique des Etats-Unis. Une crevaison la contraint à s’arrêter. Le père, un sacré feignant, préfère chercher de l’aide plutôt que changer sa roue lui-même. Non loin de là, il tombe sur une petite station-service tenue par une vieille dame au sourire un peu trop forcé pour être honnête. Celle-ci invite le père et sa petite famille à venir manger dans sa maison qui se trouve de l’autre côté de la route. Le père accepte. Il se rendra compte bien trop tard de son erreur.

Premier passage derrière la caméra de Gabe Bartalos, responsable des effets spéciaux de Elmer le remue-méninges, Leprechaun et Frankenhooker, Ecorché vif prend l’allure d’un beau bordel. A l’image de Bad Taste, le tournage s’est étalé sur plusieurs années, mais contrairement à Peter Jackson, il faudra attendre d’éventuels prochains films pour que quelqu’un ose qualifier Gabe Bartalos de « petit génie ».
Sur un postulat de départ évoquant l’incontournable Massacre à la tronçonneuse, Ecorché vif s’en éloigne rapidement du fait de l’absurdité des situations. Il faut voir le père relativiser l’aspect étrange de la demeure de leurs hôtes dans le but de rassurer sa famille, alors que tout indique que quelque chose ne tourne pas rond. Bon convive, le père prend les choses du bon côté, et ne se formalise pas à la vue des autres membres de la famille de la petite vieille (un homme au cerveau hypertrophié, un nain lave-vaisselle, et un géant à la dentition à faire pâlir de jalousie Jaws des James Bond). Pas plus que devant le plat composé d’abats en tout genre qu’il s’empresse de goûter. C’est limite s’il ne se fait pas tuer avec le sourire.
Le massacre qui s’ensuit n’épargne que la seule Tina, la fille aînée. Elle doit sa survie à son jolie minois, qui ne laisse pas indifférent Brian, l’homme au gros cerveau. Prouvant que son hypertrophie n’est là que pour faire joli (enfin, je me comprends), le jeune homme tente maladroitement d’entreprendre la jeune fille. Une opération séduction vouée à l’échec. D’une part, son apparence, à des lieux des canons esthétiques en vigueur, la rebute. Et d’autre part, il pâtit des actes de ses frères, lesquels, ne l’oublions pas, ont tué la famille de sa bien-aimée. Autrement dit, il n’est pas prêt de la mettre dans son lit.
Le récit avance donc cahin-caha sur fond de romance impossible. A cette famille de dégénérés, s’ajoutent d’autres personnages tout aussi étranges. Des personnages très secondaires dont la présence se résume à fournir de la chair à larder à la famille monstrueuse. Ainsi, celle-ci croisera la route d’ahuris en camionnette complètements bourrés, qui ne demandaient rien à personne, et qui ne comprendront pas davantage ce qui leur arrive. Et au moment de conclure son film, Gabe Bartalos convoque une bande de motards. Mais pas des motards classiques, non. Des motards du troisième âge, histoire de bien appuyer le côté décalé du film. Au cas où certains spectateurs distraits n’auraient pas compris de quoi il retourne. En découle un final explosif -toute proportion gardée- qui en dernier recours tente d’insérer un semblant de message à l’ensemble.

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Ecorché vif accumule tant d’absurdités (par exemple, Tina qui en tentant de s’échapper discrétement, demande inlassablement à haute voix s’il y a quelqu’un »), que le rire devient notre meilleur compagnon. Mais les rires n’ont qu’un temps devant cette série Z de plus en plus pénible à mesure que l’intrigue (sic) avance. Cela manque cruellement de rythme. Les scènes d’action (?) pêchent par un sérieux manque de dynamisme. En outre, le cabotinage éhonté des acteurs (Warwick Davis en tête) fatigue vite. Reste des effets spéciaux plaisants, ce qui est le minimum que l’on pouvait espérer de la part d’un spécialiste.

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